Dans les articles précédents sur l'excellentissime blog du phare rose je traitais de la nécessité de collaborer entre les deux mondes : Hiérarchique et Agile.

Aujourd'hui je voudrais poser des mots sur le pourquoi et le comment changer une organisation hiérarchique/bureaucratique en une organisation Agile.

En tant que Coach Agile/Scrum Master/conférencier je pense que l'on devrait se poser les questions suivantes :

•À quoi sert ce que l’on fait ? 

•Pourquoi proposer des nouveaux modes d’organisation ?

• Pourquoi faire des conférences,écrire des articles,assister a de journées de conférences Agile  ? 

Je vous laisse vous apporter vos propres réponses a ces questions et je vous propose quelques éléments de réponse:

  • Apporter une contribution positive à la société ?
  • Pour répondre a un besoin client parce que son concurrent s’est transformé ?
  • Parce que la société a changé et qu’il faut s’adapter ?

Vous me suivez ?

le changement c'est maintenant.

Montez a bord on démarre ...

Vous me mettrez un peu de scrum, un peu de SAFe et 3000 litres de Kanbanol premium les chefs de projets vous me les étiquetter scrum master ou PO on change rien de plus on tourne la clé et GO... !!

Un voyage ca se prépare je vous propose de le préparer avec vous.

Pour savoir ou on va il faut savoir ou on est et d’où on vient.

Ce Voyage (changement) est un chemin d'un type d'organisation vers un autre.

Quelques définitions

Une définition possible d'une organisation :

  1. Un regroupement d'humains qui coordonnent leurs activités pour atteindre certains buts .
  2. L’ organisation est une réponse au problème de l'action collective ,de sa coordination et de sa stabilisation.

Nous partons d'un monde ou les organisations sont majoritairement hiérarchiques donc intéressons nous un peu a ce qui caractérise une organisation hiérarchique et les méthodes qui lui sont associées.

Je reprends ici 5 des 10 caractéristiques d'un organisation bureaucratique selon MAX WEBER qui a analysé la société allemande du début du XXe siècle et qui me semblent toujours d'actualité.

  1. Les individus sont répartis dans une hiérarchie d’emplois clairement définie
  2. Chaque emploi a une sphère de compétences clairement définie
  3. L’emploi est occupé sur la base d’un contrat
  4. Logique de carrière : la promotion dépend de l’ancienneté et de l’appréciation des supérieurs hiérarchiques
  5. Les individus sont soumis à un contrôle strict et systématique dans leur travail

Quelques fragments de parchemin

Les organisations ne sont pas forcément fixées par des critères économiques ou techniques.

Les organisations pour être acceptées doivent être légitimes.

La légitimité est de 3 niveaux : normes,régles et cognitives .

Réglementaire : "les processus régulateurs explicites : activités de détermination des règles, de contrôle, de sanction »

Normatives: La dimension prescriptive, évaluative et obligatoire dans la vie sociale.

Une source de la légitimité normative provient des approbations, ces "opinions favorables données par une organisation au sujet d’une autre, qui constituent un vote de confiance dans l’organisation"

Cognitives : L’organisation doit se conformer aux compréhensions culturelles tacites partagées dans son environnement. Celles-ci sont exprimées par des mots, signes et gestuelles symboliques, rites, etc. (Thomason, 2004).

 

Maintenant regardons le paysage Sol sous nos pieds

Ce sol c'est l'histoire, la culture de l'organisation/structure que vous voulez/devez transformer il est composé de strates d’expérience humaines et organisationnelles.

Et ces derniéres années l'ensemble des sols de ces organisations ont été un peu labourés par

  • Les 30 glorieuses ou les organisations ont transféré le pouvoir de la fabrication a la conception si on suit le modéle taylorien comme grille de lecture
  • Les 20 périlleuses ou a la culture de l’obéissance on a a rajouté celle de la rentabilité a court terme.
  • L'émergence de la société de l'information qui nous a fait passer d'une organisation pyramidale de la sociéte majoritairement basée sur un flux de matiére a une société majoritairement basée flux d'information.
  • Nous sommes également passés d'une société pyramidale ou l'intégration au modèle était primordiale et ou le consommateur consommait ce qu'on lui donnait a une société désormais composée d’individus libres et autonomes, tour à tour producteurs et consommateurs, fournisseurs et clients. 

Choisir son Véhicule

Puisque nous voulons changer les organisations je vous invite a regarder les cadres et manifeste avec un prisme Sociologique ,culturel.

Examinons le PMBOK , Manifeste Agile , Scrum, SAFe et les régles du jeu qu'elles impliquent.

Acteur, Règles, comportement émergent et si on pensait par Systéme ?

Penser par système permet selon moi de sortir du cadre posé par l'organisation ou on est.

Prendre de la hauteur ou faire un pas de côté pour observer.

Si on pense objet/méthode nous passons a côté je pense de l'essentiel.

Et si on changeait de destination ?

Pour rester la mais en changeant les règles du lieu ?

Soit on se dit pour imposer une nouvelle culture il faut enlever les traces de la culture précédente.

Personnellement Je ne pense pas que cela soit la bonne idée.

Une culture ne s'est jamais imposée par la force...

Je préfère l'autre voie plus lente moins brutale qui consisterai a essaimer des graines d'agilité dans le sol de votre organisation pour que ce sol deviennent plus souple, plus aéré, plus libre.

Ces graines d'agilité peuvent être des pratiques, des conversations, de l'échange.

Commencez par un carré potager me semble aussi une bonne idée et ensuite de récolte en récolte agrandir le terrain bref s'enraciner et faire corps avec la structure.

Cette approche symbiotique et progressive me semble plus raisonnée.

Cela me rappelle une lecture de 1997 (un peu mon doudou de consultant).

L'homme symbiotique de Joel de Rosnay ou il pose les principes suivants :

Un organisation humaine oscille entre le chaos, l’équilibre et l’état figé.

Et si Culture hiérarchique et Agile étaient les deux faces d’une même piéce ?

Et si l'efficience bref la valeur max n'était pas entre les deux ?

 

Et si nous acteurs du changement arrêtions de prescrire des cadres et devenions des hôtes et que nous mettions les acteurs de ces organisations en condition de dialoguer entre eux pour définir eux mêmes leur chemin vers une nouvelle organisation ?